Internet et mobile, rares médias à échapper au déclin publicitaire en 2012


L’année 2012, c’est sûr, n’a pas été un grand cru en matière de recettes publicitaires. D’après une étude de l’Irep, le marché français a rétréci de 3,5 % par rapport à 2011, en raison d’un contexte économique difficile (PIB et consommation en berne, chômage qui explose). Les segments qui souffrent le plus sont les médias historiques tels que la presse (-8,2%), les annuaires (-5,0%), les courriers publicitaires (-5,2%), la télévision (-4,2%) et la radio (-1,2%).
En revanche, les médias numériques arrivent à bien sortir leur épingle du jeu. Sur Internet, les recettes publicitaires augmentent de 6,2 %. Ce qui est très honorable, même si c’est « loin aujourd’hui des progressions à deux chiffres auxquelles nous avait habitué ce média », selon l’Irep. La croissance reste particulièrement soutenue dans la catégorie « search » (+7,0%). Le « display » est un peu en retrait (+4,8%).
Côté mobile, la croissance est spectaculaire (+ 29 %), conséquence directe du marché particulièrement dynamique des smartphones et des applications mobiles. Mais il faut préciser que les recettes sont encore faibles (43 millions d’euros pour le mobile contre 1,7 milliards d’euros pour Internet). « Le mobile est, pour l’instant, un petit marché (…). Mais d’ici deux à trois ans, il pourrait atteindre les niveaux du cinéma », estime Philippe Legendre, directeur délégué de l’Irep, cité par Le Monde. En 2012, les recettes publicitaires du cinéma se sont montées à 105 millions d’euros.
Côté annonceurs, les dépenses en communication ont été tirées vers le bas par les banques, les assurances, l’industrie et les télécoms. En revanche, elles sont en hausse pour la mode, l’ameublement, les transports, la distribution et l’immobilier.
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