La justice sud-coréenne a rejeté aujourd’hui, vendredi 1er février 2013, les plaintes déposées par le frère et la soeur du dirigeant du conglomérat de l'électronique Samsung Electronics, qui s'estimaient spoliés et lui réclamaient des milliards de dollars. La justice a autorisé Lee Kun-Hee, 71 ans, à conserver toutes ses participations dans le conglomérat Samsung fondé par son père, Lee Byung-Chull.
Succession houleuse
Le frère, la soeur et des neveux accusaient Lee Kun-Hee de s'être approprié indûment des actions à la mort du patriarche, en 1987. Une décision de la justice en faveur du frère et de la soeur aurait obligé le dirigeant à détricoter la toile complexe de participations au sein du conglomérat et aurait aussi affaibli sa direction sur ce géant de l'électronique. Les plaignants affirmaient que leur frère s'était approprié des actions et des actifs de Samsung Electronics et de Samsung Life Insurance, autre filiale du conglomérat Samsung, pour une valeur totale de 4 milliards de dollars US.
Ces actions étaient bien la propriété du patriarche même si elles étaient inscrites sous un autre nom, selon les plaignants.
Plus grande fortune de Corée
Dans son jugement, le tribunal a estimé que la plupart des actions disputées n'appartenaient pas au père. Il a également estimé que le délai imparti pour ce type de plainte avait expiré. Lee Kun-Hee est l'homme le plus riche de Corée du Sud, avec une fortune estimée par le magazine Forbes à environ 10,8 milliards de dollars. Lee Byung-Chull avait créé en 1938 l'entreprise qui devait devenir le plus grand groupe industriel sud-coréen.
Il avait trois fils et cinq filles. Son deuxième fils, Lee Kun-Hee, a fait de l'empire le premier producteur mondial de cartes mémoire, de télévisions à écran plat, de téléphones portables et de smartphones.
