Dans la foulée des résultats trimestriels ou annuels des géants de la high tech, Microsoft a communiqué ses chiffres pour son deuxième trimestre fiscal, se concluant le 31 décembre 2012.
Le chiffre d’affaire annoncé est de près de 21,5 milliards de dollars, avec un revenu de 7,77 milliards pour 6,38 milliards de bénéfices net, soit 0,76 dollar par action. Les chiffres en eux-mêmes peuvent paraître conséquent, c’est pourtant moins que l’année dernière pour la même période, -3% pour les bénéfices.
Pas étonnant que le cours de l’action est décru de 1,4 %. Pas étonnant non plus que des experts, tel Andrew Bartels, de Forrester Research, déclarent : « Il n’y a aucun signe que Windows soit une réussite. […] Si on compare les périodes précédentes où on observait une forte croissance à l’arrivée d’un nouveau Windows, on ne voit rien ».
Windows a encore besoin de temps
La division Windows voit tout de même ses revenus croître de 4,741 à 5,881 milliards de dollars, soit une hausse de 24% qu’il faut minorer en retirant le chiffre d’affaire des précommandes de Windows qui avait déjà alloué de manière comptable. On arrive alors à une hausse de seulement 11% du chiffre d’affaire de la division Windows après le lancement de Windows 8. On note surtout que les offres de mises à jour n’ont visiblement rapporté que 161 millions de dollars en un trimestre. Ce qui fait sens quand on sait que Windows 8 prend tout son intérêt avec une interface tactile, souvent liée à l’acquisition d’un nouvel équipement.
Ce qui explique également la confiance affichée par le géant de Redmond qui indique que l’arrivée prochaine de nouveaux PC tactiles et de tablettes transformables devraient doper les ventes et l’adoption de Windows 8.
Microsoft a d’ailleurs annoncé avoir écoulé 60 millions de licences pour son nouvel OS, ce qui reste assez proche de la performance réalisée par Windows 7 à la même époque.
Tout sur Office
Les analystes reportent leurs espoirs sur l’arrivée prochaine d’une nouvelle mouture de l’autre poule aux œufs d’or de Microsoft, Office. Les ventes d’Office et les revenus qui en sont tirés, ayant marqué le pas ce dernier trimestre, assez logiquement.
