« L’argent, c’est le nerf de la guerre », disait Cicéron qui, ceci dit en passant, n’y connaissait strictement rien en high tech. Pourtant, plus de deux mille ans après sa mort, la « girouette romaine », comme on l’appelait dans les bas fonds du cœur de la Louve, a fait des émules.
Ainsi, quelques grands noms du Net, tels Yahoo!, AOL, Google et Microsoft, viennent de porter un coup dur au piratage en ligne en frappant là où ça fait mal : aux bourses. Ce sont en l’occurrence les revenus publicitaires dont vont être à termes privés les sites hébergeant des contenus piratés ou pointant vers de tels fichiers. Leur couper les vivres ou en tout cas réduire l’afflux d’argent pour mettre à mal leur modèle économique.
A la Maison Blanche
Cette approche est à la mode depuis quelques mois, et notamment depuis la publication d’un classement établi par l’Annenberg Innovation Lab, qui dépend de l’université de Californie du Sud. Ce document, publié en janvier dernier, classait Google et Yahoo! parmi les plus grosses sources de financement des sites pirates.
Mais aujourd’hui, elle s’inscrit dans une stratégie de grande ampleur portée par la Maison Blanche, qui a annoncé « Un guide des meilleures pratiques pour les réseaux publicitaires pour lutter contre le piratage et la contrefaçon ». Dans « un effort pour appréhender les inquiétudes des propriétaires de contenus au sujet des revenus fournis par les réseaux publicitaires […], ce guide aidera les réseaux publicitaires a établir un ensemble des meilleurs pratiques » lit dans le communiqué d’AOL, qui marque un point en matière de reformulation.
Mais aujourd’hui, elle s’inscrit dans une stratégie de grande ampleur portée par la Maison Blanche, qui a annoncé « Un guide des meilleures pratiques pour les réseaux publicitaires pour lutter contre le piratage et la contrefaçon ». Dans « un effort pour appréhender les inquiétudes des propriétaires de contenus au sujet des revenus fournis par les réseaux publicitaires […], ce guide aidera les réseaux publicitaires a établir un ensemble des meilleurs pratiques » lit dans le communiqué d’AOL, qui marque un point en matière de reformulation.
Copyright for ever
Les régies publicitaires s’engagent donc à établir des standards de haute qualité pour les annonceurs et, dans un même temps, à respecter les droits à la propriété intellectuelle » afin de « maintenir un Internet en bonne santé et à promouvoir l’innovation ». Cette dernière phrase est un mantra très américain débité quasiment mot pour mot à toutes les occasions. Notamment lors du dernier sommet de l’UIT à Dubai où était discuté l’avenir de la régulation du Net.
Quoi qu’il en soit quelques-unes des meilleurs pratiques recommandées consistent à « accepter et donner suite comme il se doit aux demandes provenant des ayants droits », à « appliquer et communiquer les règles conçues pour décourager et empêcher, dans la mesure du possible, les sites Web principalement dédiés à la ventes de biens contrefaits, violant les copyrights », etc.
La chasse aux pirates est ouverte.
Surveillant mais pas policier
Evidemment, les régies publicitaires en ligne « ne contrôlent pas le contenu figurant sur les sites web tiers et ne peuvent pas retirer ses sites Web d’Internet », lit-on dans le guide des bonnes pratiques. De même, ce document « n’est pas destiné à imposer un devoir à quelque régie que ce soit pour surveiller son réseau et identifier de sites Web » qui font commerce de biens piratés. Pour autant, elles pourront demander aux sites d’arrêter de vendre ou de distribuer certains contenus ou produits jugés illégaux. Si le site n’obtempère pas, il pourra alors ne plus recevoir de placement publicitaire.
La chasse aux trésors des pirates est ouverte. Et comme disait Caton l’Ancien, qui avait de la suite dans les idées, si on en croit Cicéron, toujours lui : « il faut détruire Carthage ». « Et les sites Web pirates », ajoutait-il hors caméra.
La chasse aux trésors des pirates est ouverte. Et comme disait Caton l’Ancien, qui avait de la suite dans les idées, si on en croit Cicéron, toujours lui : « il faut détruire Carthage ». « Et les sites Web pirates », ajoutait-il hors caméra.
